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mardi 10 mai 2016

Ramone ta fraise à Kaikoura.

Je continue de remonter toujours plus vers le nord. J'ai passé 10 jours à Kaikoura, j'ai donc largement eu le temps d'en faire le tour. La région regorge d'animaux. Il est possible d'y voir des dauphins, des otaries à fourrure, des baleines, des albatros... C'est une petite ville paisible au bort de la mer qui doit sûrement regorger de touristes en pleine saison, mais en avril, c'est le début de l'automne ici.


Une pause au calme à Kaikoura.




Comme tout au long de mon séjour j'ai été chanceuse avec la météo, il n'a du pleuvoir que deux jours sur les dix que j'ai passés à Kaikoura. Il est parfois difficile de se dire que l'hiver arrive, surtout que pour moi, c'est bientôt à nouveau l'été, en France!

Il y a beaucoup d’activités à faire pour aller à la rencontre de la faune local cependant, elles restent assez chers. Il est possible d’aller voir et d’aller nager avec des dauphins, d’aller observer des albatros, d’aller observer les baleines en avion, de piloter un avion pour voir les baleines... Pour ma part, j’ai été voir les baleines en bateau et j’ai été nager avec les otaries. Comme toujours, je cherche à avoir le meilleur prix quand il s’agit d’activités onéreuses. J’ai donc réservé mon tour pour observer les baleines directement via le site internet de « whales watching tours », j’ai bénéficié de 10% de réduction. Cela revenait au même prix que sur le site book-me.co.nz que j’utilise tout le temps.

La croisière pour aller voir les baleines dure 1h30 et d’après leur site, vous avez 98% de chance de voir des baleines ! Pour ma part, j’ai vu bien plus que des baleines ! J’ai vu plein de dauphins de l’espèce des dauphins obscurs. J’ai vu un albatros et je vous garanti que c’est vraiment grand ! Et bien sûr, j’ai vu des baleines. Les baleines à bosse restent longtemps à la surface, avant de replonger pendant 45 minutes. Seuls des mâles sont présents dans la région. Quand on va observer des baleines, on va surtout observer leur souffle et le moment où elles replongent. Avant de rentrer au port, j’ai pu voir des baleines bleues. Elles ne restent que quelques secondes à la surface et étonnamment quand elles replongent, leur queue ne sort pas de l’eau (déception !) ! Mais cette croisière vaut vraiment le coup, je ne regrette pas mon investissement.


Souvent quand je dis au gens que j’ai été nager avec les otaries, ils sont étonnés et se demandent si ce n’était pas trop dangereux. En effet, quand on les croise sur la plage, il vaut mieux rester à 20 mètres des otaries car elles peuvent mordre. Mais dans l’eau, le risque est minime. Sur terre, les otaries se déplacent plutôt mal, elles ne sont pas en confiance et si on s’approche trop, elles sont sur la défensive. Une fois dans l’eau, elles sont dans leur élément, on ne représente plus un danger pour elles. Elles viennent donc nager autour de nous. Ce jour là, il y avait des bébés otaries trop mignons qui n’osaient pas se mettre à l’eau. Sur le retour nous avons fait un petit tour dans la baie où nous avons croisé quelques dauphins qui sautaient autour du bateau.



Il y a une chose gratuite qu’il faut vraiment faire à Kaikoura, c’est la randonnée autour de la péninsule. Les amoureux des oiseaux seront comblés et ceux qui préfèrent les otaries ne seront pas déçus non plus. A South Bay, il y a une faille assez profonde à proximité du rivage, ceux qui permet d’observer les dauphins depuis la plage.


Si vous avez la possibilité de vous déplacer en voiture (ce qui n’était pas mon cas), il y a une cascade à une dizaine de minutes de route où on peut voir plein de bébés otaries se baigner.



Ce séjour à Kaikoura a été marqué par de nombreuses rencontres animalières. J’ai aussi recroisé Lisa et Romane que j’avais rencontrées à Franz Josef Glacier 1 mois auparavant, le monde est petit ! J’ai vraiment pu me ressourcer et me reposer dans cette petite ville tranquile.

dimanche 8 mai 2016

La fraise fait le ménage à Kaikoura.

J'ai choisi de m’arrêter à Kaikoura et d'y rester dix jours. Pour faire quelques économies, j’ai fait du helpX dans une auberge de jeunesse. C’est différent du helpX dans une vraie famille comme je l'avais fait à New Plymouth (souvenez-vous, c'était ici). On n’est pas au contact des locaux, mais on travaille en équipe avec d’autres voyageurs de différentes nationalités.


HelpX international au Dusky Lodge.


Le travail consiste à faire le ménage dans les salles de bains, dans la cuisine, faire les lits...bref, s’occuper d’une auberge de jeunesse. En théorie je dois travailler 3h par jour de 9h à midi en échange de l’hébergement, d’une connexion WiFi et de l’accès à la machine à laver.  En ce qui concerne a nourriture, ça reste à mes frais. En réalité, j’ai rarement travaillée 3h complètes. On finissait souvent plus tôt, sauf le jour où ils ont reçu de nouveaux matelas et qu’il a fallu les changer, ce fut sportif !


A mon arriver, la chambre où loge les autres helpX était complète, j’ai donc eu une chambre double pour moi toute seule avec ma propre salle de bain. C’était le luxe pendant trois jours. Ensuite, j’ai du emménagé dans la chambre de 11 ! Dans l’auberge, il y a aussi une piscine chauffée où on peut nager et aussi ce qu’ils appellent ici « Hot tube » qui est en fait comme un jacuzzi, mais sans bulle. Depuis la terrasse, la vue est magnifique, surtout pour le coucher du soleil.

L’équipe avec qui j’ai travaillé était vraiment bien. Il y avait une bonne ambiance. J’ai fait une soirée pizzas faites maisons où on a regardé Léon et aussi une soirée hamburgers faits maisons. Dans l’équipe, il y avait :
-                -  Deux allemands dont le séjour arriver à la fin
-                -  Un couple suédois qui économisait pour ensuite aller au Canada
-         - Un français, Etienne, étudiant à Centrale à Lyon, il venait passer quelques semaines en Nouvelle-Zélande après une césure en Thaïlande.
-                -  Un couple d’allemandes, au début un peu réservées, mais qui m’ont finalement appris plein de gros mots en allemand !
-         -  Une anglaise avec qui je n’ai pas spécialement accroché, surtout quand elle me reprend pour me dire que non, Anna, ce n’est pas elle, c’est un autre prénom, elle, elle s’appelle Hannah (prononcé bien les H aspirés) !!! Genre pardon, moi je m’appelle AudRey, pas Audree (prononcé Audjii, parce que les anglais ne connaissent pas le son R) !

Bref, il y a des nationalités qui m’irritent plus que d’autres. L’âge des personnes joue beaucoup. La nouvelle-Zélande est un pays très touristique et on dénombre beaucoup de Français et surtout des Allemands Les Allemands sont généralement assez jeunes, ils voyagent juste après avoir finis le lycée, ils veulent en savoir un peu plus sur la vie avant de se lancer dans des études universitaires.
Il y a aussi beaucoup d’asiatiques ici, généralement des Chinois, des Malaisiens et parfois des Japonais. Partager une chambre avec des Japonais, c’est le top, ils sont très respectueux, très discret et ne sont pas bruyants. J’ai toujours eu de bonnes expériences avec les Malaisiens, très ouverts, ils aiment bien discuter. Par contre ma pire expérience en auberge de jeunesse reste avec un Chinois. Il devait avoir 60 ans, il ne parlait pas anglais et ne faisait aucun effort pour être compris. Le truc qui m’a surtout énervée, c’est qu’il m’a réveillée à 6h du matin le jour où il est parti, et ceux qui me connaissent savent à quel point je ne suis pas du matin et à quelle point ce genre de chose me met de mauvaise humeur !
Les personnes issues d'un pays anglophone comme les Anglais, les Australiens ou les Néo-zélandais, sont généralement sympathiques, ce sont les premiers à être impressionnés par mon niveau d’anglais. Si si, je vous jure, il y a des gens qui trouvent que je parle trop bien anglais, il y en a même qui me disent que je n’ai pas l’accent français ! Pour en revenir aux Anglais, ils sont facilement impressionnables car eux ne parlent qu’anglais, ils ont bien appris le français ou l’allemand à l’école mais ont tout oublié. Ils sont donc bluffés par tous ceux qui parlent une autre langue en plus de leur langue maternelle.


Ahh, les Français! Nous sommes un cliché ambulant, notre accent est facilement reconnaissable. On ne fait que parler de nourriture et plus spécialement de fromage ou d'une bonne baguette à la croûte croustillante (J'en salive rien qu'en l'écrivant!) parce qu'on ne peut pas le nier, le fromage français nous manque! 
Bien entendu, il y a toujours des exceptions, j'ai rencontré: des Allemands de plus de 20 ans, des Anglais qui ne faisait pas d'efforts pour être compris, et même des Français qui n'aimaient pas le fromage!


Pour en revenir à mon helpX, j’ai été assez nostalgique de quitter cette bonne équipe. Lors de mon départ, il fallut dire au revoir à tout ce monde, chacun sont petit câlin, son petit « bonne chance pour la suite ». En plus d’être la fin de dix jours en super compagnie, c’est aussi la fin de mon voyage sur l’île sud, direction la capitale, Wellington.

samedi 7 mai 2016

Et si on jouait à Christchurch?

Encore du roller derby, mais à Christchurch cette fois-ci. L'avantage des grande ville, c'est aussi de renouer avec des ligues plus importantes. La ligue Dead End Derby de Christchurch compte deux équipes. 


Enfin du contact à Christchurch?


Deux joueuses de l'équipe de Nouvelle-Zélande font parties de cette ligue. Elles sont facilement reconnaissables, elles ont un physique de sportive. Ce ne sont pas des masses imposantes, mais leurs muscles sont clairement apparents!


Elles ont deux entraînements par semaine au Cowles Stadium situé sur Pages Road. C'est un peu excentré, mais j'ai trouvé une âme charitable parmi les joueuses pour m'amener et me ramener.

Le dimanche de 5h30 à 7h30, c'est scrimmage! Un scrimmage est un match amicale plutôt informel de roller derby, c'est pour moi l'occasion de jouer. Les jams s'enchaînent. Pendant deux jams les filles de l'équipe A jouent les unes contre les autres et pendant les deux suivant, ce sont les filles de l'équipe B qui jouent. Je joue avec les filles de la B, les contacts ne sont pas très violents. A début je galère un peu, le parquet glisse beaucoup. Je retrouve rapidement mes marques ce qui me permet de placer quelques hits, ça fait du bien de reprendre!!! On tourne à tous les postes, et oui, j'ai jammé et je me suis même fait plaisir!

L’avantage d’une grosse ligue, c’est qu’elles ont aussi une équipe d’arbitres. Le scrimmage du dimanche est aussi une occasion pour eux de former les nouveaux arbitres mais aussi d’échanger avec les joueuses.


Le lundi de 7h à 9h, c'est un entrainement plus classique. On commence par quelques exercices de patinages, notamment le "hockey stop" (un jour j'arriverais à le faire!). Les filles de l'équipe A préparent un tournois important en Australie, du coup on est divisé en deux groupes: d'un coté celles qui vont en Australie, de l'autre, celles qui n'y vont pas. On a travaillé le blocage avec un mur de trois ce jour là.

Ahhh, ça fait du bien de jouer, de prendre des coups et d’en donner. Bon, j’avoue avoir eu des courbatures le lendemain et j'ai gardé pendant plusieurs jours le numéro écrit au feutre sur mes bras, mais c’était vraiment cool. Vivement ma prochaine équipe !

mercredi 4 mai 2016

Roller Derby made in Dunedin

Roller Derby un jour, Roller derby toujours! Après plus d'un mois sans croiser une équipe, me voilà à Dundedin et je compte bien en profiter pour renouer le contact avec des patins!


DD - Dunedin Derby



L'équipe de Dunedin s'entraîne le jeudi à l'Edgar Center de 19h à 20h30. Comme à New Plymouth, je n'ai eu qu'à apporter mon protège dents, une bouteille d'eau et ma bonne humeur. 

Cette séance était essentiellement basée que des exercices de patinage, notamment le "Hockey stop"! C'était parfais pour moi qui ne maîtrise pas se freinage.

A chaque séance, je progresse un peu, il est difficile de changer de patins, de roues et de sol! Ici, ils s’entraînent dans des gymnases en parquet, ça glisse beaucoup. Les patins que l'on me prête peuvent provenir de leur collection pour les freshs ou parfois, une joueuse blessée me prête les siens, c'est top. Pour l'instant, mes pieds n'on pas trop soufferts de ces différents changements, je croise les doigts pour que ça continue ainsi.

Encore de belles rencontre avec l'équipe de Dunedin, mais je suis quand même ressorti de cet entrainement un peu frustrée: c'est quand qu'on se tape dessus?! Bref, ce n'étais pas pour cette fois-ci. 


mardi 3 mai 2016

Ramone ta fraise à... Christchurch

Après Dunedin, je continue de remonter vers le nord pour m'arrêter à Christchurch, la plus grande ville de l'île sud. Beaucoup de ceux que j'ai rencontrés qui étaient déjà passés par cette ville m'ont dit qu'il y avait des travaux partout et que ce n'était pas intéressant. Je voulais vraiment vérifier par moi même.


Une ville en reconstruction.



En effet, dès qu'on arrive à Christchurch, la première chose que l'ont remarque ce sont toutes les grues et toutes les zones de travaux. Il y a 5 ans, le 22 février 2011, la ville a subi un séisme important qui a détruit 50% de la ville, ce qui explique que la ville soit en reconstruction. Certains s'étonne qu'après 5 ans, il y ait toujours autant de travaux et de bâtiments en ruine, mais il faut bien se rendre compte que c'est 50% de la 2ème plus grande ville de Nouvelle-Zélande qui a été détruite, ce n'est pas rien.

 

Du coup, il règne dans la ville une ambiance étrange. En plus, j'ai commencé ma balade le dimanche matin alors autant vous dire que les rues étaient vides. Par moment, vous êtes dans une rue avec plein de bâtiments et au bout de la rue, c'est un terrain vague ou un grand parking. Parfois, vous voyez un grand immeuble et vous vous dites qu'il y en a un qui a résisté et puis vous vous approchez et vous vous rendez compte qu'il est abandonné, que les vitres sont cassées ou qu'il est en train d'être consolidé. L'église est en ruine et sera détruites complètement car il serait trop coûteux de la réparer.


Il reste quand même de vieux bâtiments encore debout, dans le quartier de New Regent Street, point de départ du tram. Depuis le tremblement de terre, une association essaye d'occuper les espaces vides avec des œuvres d'art. Il est amusant de partir à la recherche des ces œuvres parfois cachées.  
Pour remplacé l'ancienne église, une nouvelle église provisoire a été construite en carton, oui oui en carton!
La première photo de l'article est une oeuvre à la mémoire des victimes du tremblement de terre. Chaque chaise blanche représente une des 185 personnes disparues.

 

Tout ne tourne pas autour du tremblement de terre, le musée et le jardin botanique sont toujours debout. Le jardin est vraiment grand et est rattaché au parc sportif avec plein de terrains de rugby, le golf et plein de différents chemins pour courir. 
Comme dans tous les musées que j'ai pu faire jusqu'à présent, au Canterbury Museum, on retrouve l'histoire de la Nouvelle-Zélande avec la colonisation et la culture maorie. Il y a aussi la maison au pauas! Le paua est un coquillage aux couleurs bleutés, un couple à recouvert les murs de leur maison avec ce coquillage. Ça donne une décoration bien kitch! Les propriétaires n'étant plus là pour faire visiter leur maison, leur salon, apparemment mondialement connu, est maintenant exposé au musée.
Autre point intéressant, la reproduction d'une rue victorienne telle qu'elle était il y a une centaine d'année, on fait un bond dans le temps sur quelques mètres.


Contrairement à ce que mes différentes rencontres m'avait rapporté, j'ai bien aimé me promener dans les rue de Christchurch, il y règne une ambiance différente qu'on ne retrouve pas dans les autres grandes villes, mais ça vaut le coup d’œil. Le jardin botanique est idéal pour un petit footing de décrassage! J'y suis restée 4 jours, j'ai pu faire le tour de la ville et voir tout ce que je voulais, pour une fois, j'avais bien gérer mon temps de séjour!


vendredi 29 avril 2016

Ramone ta fraise à... Dunedin

Mon road trip touche à sa fin, j'ai passé une dernière journée avec Thomas pour faire le tour de la péninsule d'Otago juste en dessous de Dunedin. Puis retour au confort d'un vrai lit, d'une vrai cuisine, ça fait du bien! Dunedin est une des plus grandes villes de l'île du sud. 


Retour à la civilisation.


Avant d'arriver à Dunedin, Thomas et moi avons passé la journée à visiter la péninsule d'Otago et les alentours de Dunedin. Les incontournables de la région sont Tunnel Beach avec ses formations rocheuse impressionnantes et Sandfly Bay pour voir des otaries à fourrure sur la magnifique plage. Nous avons aussi fait un détour jusqu'à Sandymount, on a été bluffé par la vue du parking (pas besoin d'aller au point de vue, c'est moins bien!) mais aussi par le gouffre. Pour le voir, il faut marcher une dizaine de minutes, on a l'impression qu'il n'y a rien a voir, on s'approche et là, pfiouuuu, on n'en voit pas le fond.
Pour la fin de notre périple, nous sommes allés jusqu'à à la pointe de la péninsule pour essayer de voir des albatros voler. Il y a un centre d'observation où il est possible de voir les nids mais l'entrée est assez cher donc on s'est contenté de les observer voler. C'est vraiment un oiseau imposant, il a des ailes immenses. Il commence à se faire tard, il est temps de prendre la direction du confort et de Dunedin.


J'ai déjà longuement entendu parler de cette ville puisque c'est là-bas que mes copines Léa et Françoise ont chacune à leur tour fait un stage de plusieurs mois. L'université d'Otago est la plus ancienne et la plus grande de Nouvelle-Zélande.

 

La ville est située en bordure de mer. Cette partie du pays a été colonisée différemment, ce ne sont pas les colons arrivés au nord qui sont ensuite descendus au sud. Dans les années 1820, les maoris ont vu faire escale de nombreux baleiniers. Ils ont rapidement fait des affaires ensemble et ont célébré quelques mariages. C'est vraiment suite de la découverte d'or dans la région que la ville de Dunedin s'est développée. Beaucoup d'écossais sont venus s'installer ici. Cette présence a largement marqué l'architecture de la ville qui a une petite ressemblance avec Edimbourg parait-il, mais n'ayant jamais été en Ecosse je ne peux pas l'affirmer.


 

L'année dernière, l'équipe de rugby de Dunedin a gagné le tournois de "super rugby". Du coup, c'était l'endroit idéal pour aller voir un match. J'ai donc vu les Highlanders de Dunedin affronter Force (équipe de l'ouest de l'Australie). Les Highlanders ont gagné 32 à 20. J'ai été un peu déçue, il n'y avait pas un très bon niveau de jeu, malgré la présence de quelques All Blacks sur le terrain. L'ambiance dans le stade est différente de celle en France, c'est le show tout le temps: musique à fond, gars déguisés en super-héros qui mettent l'ambiance, animations pendant la mi-temps...Autre point, j'apprécie le rugby pour la bonne ambiance et le respect des deux équipes qui jouent, ici, les gens sifflent et huent les joueurs adverses lorsqu'ils ont le ballon, je me serais cru à un match de basket à Limoges!



Ça fait du bien de retrouver une ville! Je crois que c'est la première fois, que j'ai l'impression de me promener dans une ville qui a une vraie histoire avec plein de vieux bâtiments aux façades joliment travaillées. Et ce que je retiendrais, c'est que finalement, le rugby français n'a rien à envier au rugby néo-zélandais!


mercredi 27 avril 2016

Road trip dans les Catlins.

Après les montagnes, nous sommes allés au sud de l’île sud, dans les Catlins. C’est une région plus sauvage qui regorge d’animaux. Il n’est pas possible d’accéder aux points intéressants en bus, c’est pour cela que j’ai choisi de suivre Thomas.


Alors, où sont les manchots ?


En descendant vers le sud, nous avons traversé plusieurs villes comme Alexandra ou bien Gore, capitale de la truite ! Et puis, nous avons enfin vu le panneau, c’était le début des Catlins ! Le beau temps n'était pas vraiment au rendez-vous, mais on a quand même pu profiter des paysages entre deux averses.

Au programme du premier jour :
-             Fortrose, la ville la plus à l’ouest des Catlins
-   Le phare de Waipapa n'est pas très loin et les plages alentours sont réputées pour accueillir des lions de mer, malheureusement, ils ne se sont pas montrés ce jour là.

-    Slope Point, le point le plus au sud de l’île sud de la Nouvelle-Zélande.



-    Curio Bay, d’un côté, une plage de surfer où il est possible de croiser des dauphins et de l’autre côté une baie qui cache les troncs d’une ancienne forêt maintenant pétrifiés
.


Notre camping de ce premier soir était à proximité de Slope point, mais avant d’y aller, nous avions un rendez-vous un peu particulier. En effet, à Curio Bay, il est possible d’observer des manchots aux yeux jaunes, l’espèce la plus rare de manchots. Pour observer des manchots, il faut s’armer de patience et d’un bon manteau parce qu’il ne fait pas chaud en début d’automne dans le sud. Les manchots rentrent de leur pêche journalière au couché du soleil, à partir de 18h30, mais ils ne sont pas très regardant sur les horaires, donc ils peuvent très bien arriver vers 19h ou 19h30 ! Ce jour là, nous n’avons vu qu’un seul manchot, Gustave que je vous ai déjà présenté sur Facebook.

Pour le deuxième jour, le programme est chargé :
-        McClean Falls, dix minutes de marche sont nécessaires pour accéder à ces chutes d'eau. Pour les aventuriers que nous sommes, il y a un petit chemin qui permet de grimper jusqu'à la partie haute de la cascade.


-    A Cathedrale Cove, il y a une grotte à visiter, malheureusement, suite au conditions climatiques de la veille ( la pluie!!!!), il y a beaucoup d'eau dans la grotte. Je commençais à être malade et très franchement l'eau n'est pas vraiment chaude dans cette partie de la Nouvelle-Zélande, donc, nous sommes directement repartis vers notre prochaine étape, sans voir la grotte.
-        Purakanui Falls, 5 minutes de marche sont nécessaires pour accéder à ces chutes d'eau.


-        Bon, là il nous fallait de l'essence, du coup on prend la direction d'Owaka. Arriver sur place, pas d'essence, nous avons été obligés d'aller jusqu'à Balclutha, en dehors des Catlins pour trouver de l'essence.
-     Retour dans le Catlins, nous sommes allés à Canibal Bay en espérant voir quelques animaux sauvages que nous n'avions pas vu la veille. Jackpot! Plein de lions de mer sur la plage. Quand il dorment, on dirait des animaux morts, mais quand ils se mettent à bouger et à grogner, il sont plutôt imposant, jusqu'à ce qu'ils se laissent retomber sur le sable.


-        Dernière étape de la journée: Nugget Point. Il y a un joli phare à la pointe et si on est attentif, sur le chemin il possible d'entendre et de voir des otaries en contre-bas. Des manchots aux yeux jaunes habitent la plage à côté, c'est là que nous avons rencontré Henri!



Que d’animaux rencontrés pendant ce périple: des lions de mer, des otaries à fourrure et les rares manchots aux yeux jaunes.  Je ne regrette pas d'être allée dans les Catlins, même si j'ai hâte de retrouver un peu de confort à Dunedin.